La demi-pâte française.

 

Comme son nom l’indique cette technique était pratiquée par les peintres académiciens au XIXe siècle en France. William A. Bouguereau en est le plus célèbre représentant. C’est lui et d’autres maîtres du même acabit comme Cabanel, Gérôme, Meissonnier qui ont porté cette technique à son niveau maximal de beauté et d’efficacité.

 

ASPECT

Comme on peut s’en douter, une œuvre réalisée en demi-pâte ne comporte pas d’empâtement. Elle est d’aspect lisse et lustré. Les couleurs sont passées avec délicatesse et la matière est dense et résineuse.

 

MÉDIUMS À PEINDRE ET RÉSINES

Le rendu exceptionnel des œuvres des maîtres est étroitement lié à l’utilisation des résines. Un médium à peindre résineux nous donne une pâte dense et malléable qui fige sous le pinceau et qui permet les superpositions et les glacis les plus subtils dans le frais. Par opposition, un médium huileux nous donne une pâte boueuse, impossible à passer et dangereusement salissante. Il suffit d’utiliser une fois un médium résineux pour comprendre que tout le plaisir de peindre en dépend.

Bouguereau utilisait un médium à base de résine copal. J’ai peint pendant plusieurs années avec  ce médium qu’on trouve sur le marché encore aujourd’hui sous le nom de Médium siccatif Flamand (Lefranc & Bourgeois). Utilisé adéquatement, c’est un médium qui se travaille très bien mais qui est plutôt capricieux. La prise progressive de la pâte se fait par plateaux étalés sur une période d’environ 8 heures. En fin de séance, la pâte a tendance à saisir en accéléré de telle sorte qu’on peut se laisser surprendre et n’avoir pas terminé son étape avant que la pâte ne devienne trop tirante. À réserver aux spécialistes.

 

DJacq-TteBouguereau     Étude d’après W-A Bouguereau – Parure des champs. Huile, 10 x 8 po.

 

MÉDIUM À PEINDRE VERMEER DE OLD MASTERS SOLUTIONS*.

Aujourd’hui, je travaille avec le médium à peindre Vermeer. Ce merveilleux médium a été conçu par ma collègue et amie Chantal Ouellet – peintre et chimiste. Il comporte toutes les qualités du Médium siccatif Flamand sans les inconvénients. Il confère à la matière une consistance idéale. La prise est agréable dès le début, et la malléabilité de la matière dure plus longtemps. C’est un médium à prise très régulière extrêmement jouissif à utiliser. Aujourd’hui, je ne pourrais m’en passer. Je ne connais rien sur le marché qui puisse s’en rapprocher.

Le médium Vermeer peut être commandé ici. Pour commander, cliquer sur CONTACT

J’utilise comme diluants du D limonène et de l’essence d’aspic.

 

LES COULEURS :

J’utilise uniquement des couleurs extra fines dont la durabilité est sans faille. Certaines sont à l’usage des peintres depuis fort longtemps, d’autres, issues de la chimie contemporaine ont avantageusement remplacé des couleurs d’autrefois trop fragiles.

 

Couleurs extra fines Old Holland:

• Blanc de titane : Cremnitz (Lead)
• Citron jaune Sheveningen : Monoazo (AP3)
• Jaune de Mars : oxyde de fer (PY42)
• Corail orange : Pyrozolo chinazolon (PO67)
• Rouge vif : Pyrozolo chinazolon (PO67)
• Rouge Vénitien : oxyde de fer (PR101)
• Magenta : Quinacridone (PR122)
• Violet Caput Mortuum : oxyde de fer (PR101)
• Bleu Caraïbes : phtalocyanine (pB16)
• Vieux Bleu de Delft : Indanthrone (PB60)
• Oxyde de chrome vert : oxyde de chrome (PG7)

 

LES SUPPORTS

Petits et moyens formats : bois marouflé de soie, lin ou coton.

Moyens et grands formats : lin ou polycoton.